Recherche active d’aventure dans la Réserve de l’Armée

Article / Le 4 mai 2016 / Numéro de projet : 16-0076

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Montréal (Québec) — À la fois biochimiste à temps plein chez Transport Canada à Ottawa et soldat à temps partiel au sein de la Réserve de l’Armée canadienne (AC) à Montréal, le sous‑lieutenant (Slt) Rui Hao Wang a trouvé l’équilibre parfait entre le travail et l’aventure.

Officier d'infanterie au sein du Royal Montreal Regiment (RMR) qui compte encore le temps depuis qu’il fait partie de l’AC en mois (soit un an et huit mois), le Slt Wang est déjà certain que son cheminement de carrière futur est au sein de l’Armée. « Je veux continuer à être réserviste et à faire partie de quelques opérations à l’étranger. »

Alors qu’il habitait à Ottawa et travaillait à Transport Canada, la première mission du soldat de 27 ans était dans la cadre de l’opération PROVISION à Montréal. Il était officier de liaison interinstitutions à l’appui de l’initiative du gouvernement du Canada visant la réinstallation de 25 000 réfugiés syriens au Canada avant la fin de février 2016. Il croit qu’il a été choisi pour cette mission si tôt dans sa carrière en raison des 1 500 heures de bénévolat (en sept ans) aux services de premiers soins de la Croix-Rouge canadienne. Il a récemment eu l’honneur de recevoir un tout nouveau prix régimentaire, le Prix d’excellence du service communautaire, pour son bénévolat.

Il n’y a aucune doute dans l’esprit du Slt Wang que l’apprentissage qui accompagne le service dans la Réserve contribue à son rendement comme conseiller en intervention d’urgence chez Transport Canada, à Ottawa. « Lorsque je suis entré à Transport Canada, j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de similitudes entre mon travail là-bas et celui dans la Réserve : gestion du risque, systèmes de commandement des interventions, chaînes de commandement et circulation de l’information. Les gens croient que la vie militaire ne peut pas être transposée à un contexte civil urbain, mais c’est pourtant le cas. »

Il est actuellement commandant de peloton d’infanterie responsable de 35 soldats et 7 membres du personnel au RMR. « L’Armée permet de développer mes aptitudes en leadership et en planification. Au sein de l’infanterie, il y a beaucoup d’exercices durant lesquels des problèmes imprévus se manifestent et exigent des décisions rapides. »

Ces aptitudes marquées à régler rapidement les problèmes en vue d’une prise de décision rapide sont très pratiques dans le travail quotidien du Slt Wang. « Ma tâche principale consiste à aider les premiers intervenants lors d’accidents impliquant des matières dangereuses. » Il a un diplôme universitaire de premier cycle ainsi qu’une maîtrise en biochimie de l’Université McGill, à Montréal. 

La famille du Slt Wang a choisi Montréal lorsqu’elle a immigré au Canada après avoir quitté Wuhan, en China, lorsqu’il avait 15 ans. « Je suis arrivé au Canada avec mes parents. Ils voulaient que j’aie une meilleure éducation et habiter dans une région moins populeuse, ce qu’ils ne pouvaient pas trouver en Chine. Aussi, Montréal m’a offert l’occasion d’apprendre deux langues. »

Ses parents ont eu des réactions très différentes à l’égard de son travail dans la Force de réserve. « Ma mère m’a bien soutenu. Elle a aussi voulu s’enrôler jusqu’à ce que je lui dise qu’elle devait pouvoir faire neuf pompes. Elle voit la Réserve comme un moyen d’acquérir de nouvelles compétences et des amis. Mais mon père était moins enthousiaste. »

Chaque semaine, le Slt Wang, dont le grand-père a fait partie de l’armée populaire de libération de la Chine durant la Deuxième Guerre mondiale, fait la navette entre Ottawa et Montréal pour s’entraîner avec son unité les mardi soirs et une fin de semaine par mois. « J’ai appris à dépendre de ces gens, ce qui n’est pas toujours le cas dans le monde civil. Ils sont devenus des membres de ma famille. »

Des aspects de la culture chinoise du Slt Wang ont contribué à son intégration rapide dans l’AC. « Une partie du patrimoine chinois est marquée par la discipline. En Chine, les élèves défilent tous les lundis. Aussi, la ponctualité est prisée. » Mais outre la discipline chinoise, il est clair que le désir du Slt Wang en ce qui concerne la sueur, la boue, les risques et l’aventure alimente son dévouement à l’égard de l’AC. Lorsqu’il parle de l’instruction élémentaire, ses mots sont empreints de joie.

« Nous sommes à la phase de campagne de l’instruction élémentaire à la base d’opérations avancée du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada (Farnham) [Québec] et notre état major a dit : “Faisons notre échauffement pour la journée. Que tout le monde saute dans le fossé; vous aller marcher d’un côté à l’autre en restant bas et en passant par la canalisation. ” C’était au début de mai 2015. La neige venait juste de fondre et le fossé n’aurait pas pu être plus sale. C’était la première fois où j’ai compris ce qu’allaient être mes entraînements dans l’infanterie : nous allons être trempés, ce sera déplaisant et il nous faudra en tirer le meilleur parti. » Il est important de souligner que le Slt Wang a dit « ce sera déplaisant » sur un ton réjoui.

« J’ai une personnalité aventureuse. Je veux faire des choses que je ne peux pas faire dans le civil. Dans l’Armée, je suis un officier d’infanterie et je prends part à des opérations sur le terrain, je tire avec différentes armes et je travaille en équipe. Voilà pourquoi j’ai choisi l’Armée, et plus particulièrement l’infanterie. »

Par Anne Duggan, Affaires publiques de l’Armée

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