« Remporter la victoire, c’est la façon de faire de l’Armée », affirme un militaire qui est aussi nageur

Article / Le 12 septembre 2019 / Numéro de projet : ncr-ar-0464-19-0216-reservist long distance swimmer

Remarque : pour visionner les photos additionnelles, veuillez cliquer sur la photo dans la galerie d'images.

par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Gatineau (Québec) — Comme nageur, le capitaine Robert Landriault est un féroce compétiteur. Juste l’an dernier, il a décroché la première place au classement général lors de pas moins de cinq épreuves internationales civiles, sans oublier ses nombreuses victoires à l’échelle nationale et provinciale ainsi que ses quatorze records des Forces armées canadiennes en sports aquatiques.

On serait porté à croire qu’à l’origine de ces victoires il y a un élément déterminant : a-t-il grandi près d’un plan d’eau ou a-t-il rencontré un mentor qui a développé ses talents innés? En vérité, lorsque vous lui demandez ce qui l’a attiré dans ce sport, le Capt Landriault n’a qu’une réponse : « Je l’ignore. »

« À l’âge de 12 ans, je jouais avec un ami », explique-t-il. « Il m’a invité à aller nager et je me suis dit que je devais y aller pour voir de quoi il était question. J’ai commencé à nager avec l’équipe de natation de Gatineau en 1977 et je n’ai pas arrêté depuis. »

Le Capt Landriault s’est enrôlé dans la Marine royale canadienne en 1990. Non, il n’a pas choisi la Marine en raison de son affinité avec l’eau. « Je me suis rendu au Centre de recrutement et j’ai présenté ma candidature », se souvient-il. « Il y avait un poste de commis en administration dans la Marine disponible, on me l’a offert et j’ai répondu “D’accord” ».

Il allait par la suite participer aux premiers Jeux mondiaux du Conseil international du sport militaire, qui ont eu lieu à Rome, en Italie, en 1995. Deux ans plus tard, le Capt Landriault est retourné à Rome, où il a agi à titre d’entraîneur avec l’équipe de natation des Forces armées canadiennes lors des Championnats du monde militaires de natation.

Une période de service en mer a suivi, ce qui a ralenti son développement jusqu’en 2001, lorsqu’il accepte une commission dans l’Armée canadienne. Il sert actuellement comme officier d’approvisionnement dans le 76e Régiment des communications, qui est basé à Ottawa, à une courte distance de Gatineau (Québec), l’endroit où il a connu ses premiers succès.

« J’ai reçu ma commission d’officier sur le NCSM Protecteur et j’ai été transféré à Ottawa afin de terminer mon baccalauréat en économie. J’ai été affecté à la Base de soutien de la 2e Division du Canada Valcartier en 2003 et j’en ai profité pour recommencer la natation. Lorsque je suis arrivé à Ottawa, autour de 2014, je suis retourné à l’équipe de natation de Gatineau », résume-t-il. « Depuis, je m’entraîne environ huit fois par semaine avec des jeunes de 14 à 19 ans. Je parcours environ 5 km par entraînement, soit à peu près 40 km par semaine. »

Bien que sa passion pour la natation soit née bien avant sa carrière militaire, le Capt Landriault souligne que devenir soldat a stimulé son esprit de compétiteur.

« Lorsque je participe à une épreuve de natation, je ne veux pas juste finir l’épreuve; je veux la gagner. C’est la façon de faire des militaires. Il y a beaucoup de stratégie impliquée dans ce sport. Je connais mes forces et je suis conscient que je peux suivre les meneurs jusqu’au trois quarts de l’épreuve. Ensuite, je suis prêt à donner tout ce que j’ai. Au dernier quart de l’épreuve, j’ouvre la machine. »

Le Capt Landriault participe à des épreuves sur différentes distances, allant de 1,5 km à 19 kilomètres. Au niveau international, il a récemment terminé à seulement trois secondes derrière le gagnant de sa catégorie lors de la dernière épreuve de la Global Swim Series (GSS) de la saison 2018-2019, tenue en Floride.

La saison de la GSS commence le 1er mai et les participants aux épreuves recueillent des points durant toute la saison. Le Capt Landriault occupe actuellement la sixième place du classement alors qu’il ne reste que quelques épreuves à disputer cet automne et l’hiver prochain. Les dernières compétitions auront lieu au Mexique, aux Bermudes et aux États-Unis, notamment à Hawaii et en Caroline du Sud, ce qui lui offre de très bonnes occasions d’améliorer son classement. Sans surprise, il s’est fixé des objectifs ambitieux.

 « Je veux gagner. Je veux obtenir un titre de champion du monde. »

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook de l’Armée canadienne

Date de modification :