ARCHIVÉE - Renforcement des relations philippino-canadiennes après une catastrophe naturelle

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Article / Le 17 avril 2014 / Numéro de projet : 14-0055

Ottawa (Ontario) — Le 8 novembre 2013, le typhon Haiyan, appelé Yolanda par le peuple philippin, a fait des ravages dans tout le pays, faisant de nombreux sans-abri et causant des pannes importantes dans les services essentiels.

Des membres de l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) de la 1re Division du Canada sont partis leur porter secours cinq jours plus tard, dans le cadre de l’opération Renaissance. L’EICC a fourni de l’aide humanitaire et de nombreux services, notamment des installations de purification d’eau, le nettoyage des routes et des soins médicaux. L’opération Renaissance a officiellement pris fin le 15 décembre 2013, mais les liens d’amitié qu’elle a permis de cimenter entre le Canada et les Philippines se prolongeront encore longtemps.

Une délégation composée de représentants des Forces armées et du ministère des Affaires étrangères des Philippines est venue au Canada à la fin du mois de mars pour en apprendre davantage sur l’EICC et le soutien humanitaire qu’elle peut apporter.

« Nous voulions apprendre et tirer parti de l’efficacité des Forces armées canadienne », explique le lieutenant-colonel Cesar A. Molina, chef de division adjoint, Division de la recherche et développement pour les opérations des Forces armées philippines. « L’EICC est intervenue comme une machine bien huilée et autonome et ses membres étaient très bien préparés. Nous sommes désireux de voir comment ils se préparent et ce qu’ils faisaient pour se déployer aussi rapidement. Nous avons beaucoup appris sur leurs processus et nous prévoyons mettre en œuvre des processus similaires, en fonction de nos besoins. » 

Le major Domingo G. Dulay fils, du Bureau du chef d’état-major adjoint pour les opérations des Forces armées philippines, a expliqué qu’il espérait tirer des leçons des méthodes canadiennes.

« Nous examinons la possibilité de mettre sur pied notre propre capacité d’aide humanitaire et de secours aux sinistrés (AHSS). C’est pourquoi nous sommes allés à Trenton pour voir quel type d’équipement était utilisé. » 

« On nous a renseignés sur la disponibilité opérationnelle élevée et le Système de purification d’eau par osmose inverse (SPEOI). Nous pensons faire l’acquisition de l’un de ces systèmes. » Le major Dulay a fait aussi remarquer qu’après s’être procuré un tel dispositif, il faudra organiser leurs unités, donner de la formation et élaborer la doctrine.

Le SPEOI est un système de traitement d’eau perfectionné qui peut purifier toutes les sources d’eau que l’on peut trouver dans le monde. Au cours de l’opération Renaissance, l’EICC a utilisé trois de ces unités afin de purifier environ 500 000 litres d’eau pour en faire la distribution.

La délégation a notamment visité le Quartier général de la Défense nationale à Ottawa, la Base des Forces canadiennes Kingston et la Base des Forces canadiennes Trenton.

« À Trenton, les militaires ont perfectionné l’art de gérer un entrepôt en mettant l’accent sur l’inventaire et la logistique », souligne Jesus Domingo, secrétaire adjoint, ministère des Affaires étrangères philippin - Organisations de l’ONU et internationales.

Les membres de la délégation ont présenté les Forces armées canadiennes (FAC) comme un partenaire et ont souligné que c’était un plaisir de travailler avec elles.

« Les militaires des FAC écoutaient plutôt que d’exprimer leur désaccord. Ils ont fait partie de la solution, et non du problème », a réitéré M. Domingo.

Le processus de reconstruction se poursuit aux Philippines. « Nous nous employons à restaurer le pays, à construire de nouvelles maisons, des écoles et des infrastructures plus sécuritaires et à redonner aux gens des moyens de subsistance », mentionne M. Domingo.

Les membres de la délégation ont conclu en disant que l’un des principaux produits d’exportation de leur pays est la bonne humeur. « Les Philippins conservent le sourire; la vie continue. La bonne humeur règne, malgré les épreuves », résume le Lcol Molina.

par Samantha Bayard, Affaires publiques de l’Armée

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