ARCHIVÉE - Renouvellement de la Défense : Optimisation de l’entretien des véhicules et de l’équipement essentiels à la réussite militaire

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Article / Le 17 avril 2015 / Numéro de projet : 15-0052

Edmonton (Alberta) — Dans le hangar d’entretien de l’équipement lourd de la garnison Edmonton, le soldat Naomi Timmons se lève de son tabouret de travail près de l’empattement d’un véhicule logistique lourd à roues (VLLR) et part chercher des pièces. 

Environ quinze minutes plus tard, elle revient avec un sac de plastique contenant dix cales de métal rondes. « Il s’agit de pièces du FEO (fabricant d’équipement d’origine) et elles se trouvaient ici! » dit-elle, triomphante. Les pièces nécessaires ne sont pas toujours aussi accessibles et on doit souvent les commander, ce qui peut prendre, dans certains cas, plusieurs semaines.

Si vous êtes technicien de véhicules au sein des Forces armées canadiennes (FAC) ou de l’Armée canadienne (AC), dont le travail est de maintenir en état opérationnel les véhicules et l’équipement des flottes militaires tous les jours, la commande de pièces et l’attente de leur arrivée peuvent ajouter beaucoup de temps au calendrier de réparation et d’entretien.

Les FAC et l’AC dépendent d’une foule d’équipement pour diriger l’instruction et mener les opérations, au pays et à l’étranger. Comme chaque pièce d’équipement contribue aux capacités, le maintien de cet équipement vital en bon état, et l’efficacité des processus de travail de réparation sont essentiels au succès.

Ces processus de travail comprennent la disposition et conception efficace de l’atelier, le flux du travail, la disponibilité des pièces et la formation nécessaire pour que le personnel soit qualifié et autorisé à effectuer les tâches d’entretien. Des processus de travail efficaces sont importants, non seulement à la garnison, mais également lorsque les soldats participent à un déploiement en campagne efficace.

La firme de consultation KPMG a été engagée pour effectuer une analyse à l’échelle des FAC de l’exécution de la maintenance dans les installations des forces terrestres, navales et aériennes.

Au début février, une équipe de KPMG a commencé son analyse de trois semaines sur place des processus de travail de maintenance terrestre dans le hangar de maintenance des véhicules de la 3e Division du Canada (Edmonton) dans le cadre des initiatives de renouvellement de la Défense. Son examen sera très détaillé et comprendra l’examen de processus uniques comme celui que vit le soldat Timmons à la garnison Edmonton pour récupérer des pièces d’entretien essentielles.

Le renouvellement de la Défense est une occasion pour le ministère de la Défense nationale (MDN) de transformer ses principaux processus opérationnels afin de réaffecter les ressources à des travaux à priorité supérieure. L’économie de ressources identifiée dans le cadre du renouvellement de la Défense demeurera au sein de la Défense nationale et sera réinvestie de façon à améliorer la capacité opérationnelle et l’état de préparation.

L’AC gère l’exécution de la maintenance terrestre.

« Nous souhaitons accroître le temps que les techs passent actuellement à travailler sur l’équipement et cherchons l’équilibre entre l’entretien correctif et préventif, » explique le major Chris Wood, officier responsable G4 de l’Armée qui s’occupe de la portion l’exécution de la maintenance terrestre des travaux de KPMG. « Nous consultons les spécialistes de la maintenance sur le terrain pour obtenir leurs commentaires parce que nous croyons qu’ils ont déjà les solutions. Elles n’ont qu’à être cernées et mises en place. »

Effectuer le travail de la défense d’une façon plus intelligente dans le futur signifie de chercher les changements dans les systèmes et les processus qui permettront aux FAC de s’éloigner des tâches quotidiennes à faible priorité et de libérer du temps et des ressources afin de se concentrer sur des tâches d’une plus grande valeur et dont l’investissement porte de meilleurs fruits.

L’objectif de l’initiative globale de renouvellement de la défense est de bâtir une organisation militaire moins lourde et plus efficace.

L’examen complet des processus de l’exécution de la maintenance terrestre au sein de la 3e Division du Canada était la première étape d’un processus de recherche des faits collaboratif et à plusieurs volets. Ensuite, l’équipe de KPMG se rendra à Halifax et à Greenwood, Nouvelle-Écosse, pour examiner l’exécution de la maintenance au sein de la force maritime et aérienne respectivement.

Dans les mois à venir, le personnel de KPMG qui s’occupe de l’initiative de l’exécution de la maintenance visitera un certain nombre d’autres installations des FAC au pays.

À l’aide des leçons apprises des engagements précédents en matière de défense et des repères internationaux, KPMG mettra en place un rapport et une présentation finale destinés au leadership de la Défense à l’été 2015.

L’équipe de consultation sur place de huit personnes de KPMG est composée de trois membres anciens militaires – deux provenant des FAC et un lieutenant-colonel à la retraite de l’Armée australienne qui a participé à un examen similaire de renouvellement de la maintenance dans son pays.

Ken Cox, membre de KPMG – et ancien sous-marinier qui a travaillé à la maintenance pour la plus grande partie de sa carrière de 24 ans – explique : « Lorsque je discute avec les techs de la maintenance sur le plancher, nous parlons le même langage. »

Jean-François Séguin a passé 20 ans comme ingénieur de la Marine et il est gestionnaire principal aux services-conseils en infrastructure mondiale pour le groupe de consultation KPMG. Il dirige l’examen de l’exécution de la maintenance et il est impressionné par la coopération qu’ils reçoivent à Edmonton ainsi que par les connaissances approfondies et la passion des personnes qu’ils ont rencontrées.

« Je peux vous dire que les spécialistes de la maintenance en ont beaucoup à dire au sujet de leur travail. Ils connaissent leurs problèmes et la façon dont ces problèmes ont une incidence sur le temps de travail effectif, » explique Séguin. « Ils possèdent déjà beaucoup de réponses et notre travail est de les écouter et d’apporter directement ces réponses au leadership. »

« Nous allons tout rassembler ce qu’on nous a dit dans l’ensemble du pays et trouverons des solutions et des façons d’aider les spécialistes de la maintenance du MDN à être plus efficaces en effectuant la maintenance au sein des Forces armées, » explique Séguin.

Les spécialistes de la maintenance sur le terrain à Edmonton souhaitaient fortement partager leur opinion et ajouter leur voix aux solutions que proposera KPMG. Le sergent Steve Rolleston, sous-officier des contrats au 1er Bataillon des services, supervise les contrats de maintenance et passe la plus grande partie d’un matin à parler avec KPMG.

« Honnêtement, le fait de parler avec les consultants m’a libéré d’un fardeau, » explique le sgt Rolleston. « J’étais en mesure de leur parler ouvertement de certains des problèmes qui nous ralentissent. »

Et qu’est-ce que le sgt Rolleston aimerait voir découler du travail de KPMG?

« J’aimerais que KPMG fasse des recommandations qui rendent notre travail plus facile. Je recommande à tout le monde de leur parler. Ça ferait une grande différence. »

Les flottes opérationnelles actuelles d’aujourd'hui représentent une combinaison difficile de nouvel équipement à la fine pointe de la technologie qui demande une expertise spécifique et d’équipement existant qui exige une attention plus fréquente.

En partageant leurs observations et leurs solutions au sujet de leur travail avec l’équipe de KPMG, les spécialistes de la maintenance des FAC, particulièrement ceux de l’AC, ont une réelle occasion de se concentrer sur le futur et de s’appuyer sur le bon travail qu’ils font déjà bien.

Écrit par Margot MacPherson Brewer avec l’aide de documents de Lynn Capuano

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