Soins de santé aux militaires de demain – vision du médecin-chef de l’Armée sortant

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Article / Le 4 juillet 2016 / Numéro de projet : 16-0019

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Ottawa (Ont.) — Selon l’ancien officier médical supérieur de l’Armée canadienne (AC), qui se prépare à entreprendre la prochaine étape de sa carrière, les fournisseurs de soins de santé militaires canadiens travaillent à l’élaboration d’outils qui les aideront à mieux faire équipe avec leurs collègues militaires.

Le colonel Jim Kile a récemment terminé son mandat en tant que médecin-chef de l’Armée canadienne et a commencé son nouveau poste de directeur – Politique de santé au Quartier général des Services de santé des Forces armées canadiennes (FAC).

Malgré son ancien titre, le Col Kile n’a pas travaillé avec un stéthoscope. Dans les FAC, un médecin-chef est un médecin militaire qui occupe des fonctions de commandement. Le Col Kile a été responsable d’orienter la philosophie médicale de l’AC, ce qui a compris la formation des futures générations de médecins militaires et la gestion de la contribution en santé du Canada envers des entités internationales comme l’OTAN.

Il indique que les fournisseurs de soins de santé des FAC s’efforcent constamment d’offrir les meilleurs services possible.

« Nous devons bien faire les choses. Pour y arriver, il nous faut comprendre ce que l’Armée de demain tente de réaliser sur le plan des opérations adaptables et dispersées. Le personnel des Services de santé doit mieux saisir ce concept – et nous y travaillons », explique-t-il.

Il ajoute qu’il faut bien faire les choses non seulement en ce qui concerne les services comme le programme En route vers la préparation mentale (RVPM), offert au personnel des FAC de façon continue, mais aussi la prestation de soins de haute qualité en garnison, ici même au Canada, et en campagne.

« Le programme RVPM se veut le soutien intégré que nous fournissons sur le plan de la santé mentale. Cela va de soi; nous l’offrons dès le jour du recrutement des militaires et tout au long de leur carrière. La prestation de soins de qualité en garnison constitue l’autre élément qui aidera l’Armée à se préparer. Nous devons prendre soin de nos membres et nous assurer de les remettre sur pied le plus rapidement possible. »

Le Col Kile, qui a participé à des déploiements en Ex-Yougoslavie et en Afghanistan, où il a servi comme médecin-chef de la Force opérationnelle, souligne également l’importance d’appuyer l’Armée durant les opérations et les exercices, et les efforts visant à améliorer l’interopérabilité sur le plan de l’équipement, des normes de soins et de la doctrine.

« À plusieurs égards, la doctrine dicte les normes de soins, notamment l’équipement que nous utilisons. Par exemple, si vous établissez un rôle 3 quelque part – un hôpital multinational –, la doctrine stipule que vous devez avoir un tomodensitogramme. Si les Britanniques sont la nation dirigeante, vous n’aurez pas besoin de leur dire que cet équipement est requis; ce sera automatique, puisque nous partageons une doctrine commune. »

Il explique qu’une bonne partie du travail est effectué  par l’entremise de l’OTAN et du programme des armées américaine, britannique, canadienne, australienne et néo-zélandaise (ABCA), pour assurer une éducation mutuelle et le caractère commun requis.

« L’interopérabilité est l’un des principaux objectifs de l’ABCA. Si un hôpital de campagne australien est déployé et qu’il nous demande de fournir des capacités de laboratoire, nous pourrons tout simplement nous y greffer sans problème. Les médecins australiens comprennent notre capacité et le produit que nous fournissons, et vice-versa. »

Le Col Kile attache une importance constante à l’éducation depuis le début de sa carrière militaire. Il s’est enrôlé dans les FAC en 1989 dans le cadre du Programme d’instruction à l’intention des médecins militaires.

Il a obtenu une maîtrise ès sciences en kinésiologie de l’Université de Waterloo en 1987, puis un doctorat en médecine de l’Université de Toronto. Il a également suivi une formation spécialisée en médecine d’urgence à l’Université d’Ottawa. Il est par ailleurs un membre actif de l’association des anciens étudiants de Waterloo, ce qui témoigne de son engagement envers l’éducation.

En avril dernier, il a donné une conférence lors de l’événement organisé par l’université dans le cadre des Journées Découverte en science de la santé. Mise sur pied par le Temple de la renommée médicale canadienne, cette initiative donne la chance à des élèves du secondaire d’explorer les possibilités de carrière en médecine et en science de la santé dans différentes universités canadiennes.

« Son histoire cadre parfaitement avec l’objectif des Journées Découverte », soutient Nga Tran, agente d’avancement professionnel des anciens étudiants à l’Université de Waterloo. « On y présente diverses options de carrière en médecine et en sciences de la santé. Le parcours de Jim est inspirant et propose un aspect de la médecine et du leadership autre que celui auquel on s’attend habituellement. »

Dans ses nouvelles fonctions, le Col Kile continuera probablement de contribuer à l’éducation de l’Armée de demain. « Je suis triste de partir, parce que j’aimais vraiment ce que je faisais. Mais il faut avancer. D’ailleurs, la variété est ce qui rend la vie intéressante. J’ai hâte d’entreprendre mes nouvelles fonctions de directeur – Politique de santé. »

Par Lynn Capuano et Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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