ARCHIVÉE - Tech EO : Précision laser dans un environnement en constante évolution

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Article / Le 17 février 2015 / Numéro de projet : 14-0209

Ottawa (Ontario) — Les techniciens en électronique et optronique (tech EO) sont des professionnels talentueux qui surveillent tout l’équipement électronique et optronique ainsi que les systèmes de contrôle du tir de l’Armée canadienne. Parmi diverses priorités, ils ont notamment pour tâche de s’assurer que les troupes arriver à viser et à atteindre efficacement leurs cibles.

L’adjudant-chef Andrew Rose est le conseiller adjoint du GPM (CAGPM) des techniciens en électronique et optronique. Il s’est joint au Royal Regiment of Canada à Toronto à titre de réserviste de l’infanterie, après quoi il a intégré la Force régulière dans ce GPM, en raison de son intérêt marqué pour les sciences en général et pour la physique en particulier.

« C’est un groupe très diversifié. Nous sommes responsables de l’entretien d’une vaste gamme d’équipement, que ce soit des générateurs, des câblages sur place ou même des systèmes de contrôle du tir utilisés dans les chars et les véhicules blindés », explique l’Adjuc Rose. « Il serait difficile de déterminer l’équivalent de notre GPM au sein de l’Armée des États-Unis. Les techniciens américains sont plus spécialisés dans des domaines en particulier. Il faudrait probablement combiner jusqu’à 70 métiers militaires américains pour arriver à l’équivalent de notre GPM. »

Après avoir servi au pays et à l’étranger, y compris sur le plateau du Golan, en Somalie, en Afghanistan et durant la première guerre du Golfe, l’Adjuc Rose continue de trouver son travail intéressant et passionnant. À titre de CAGPM, il considère que chaque jour amène ses défis particuliers. Traitant constamment de questions liées au GPM, il s’engage activement à fournir des avis techniques sur les projets en cours. Il conseille également les tech EO dans les unités de campagne qui effectuent l'entretien hautement précis et complexe de pièces d’équipement comme des télémètres laser, des télescopes et des lunettes de vision nocturne thermiques, des systèmes de contrôle de missile, de l’équipement de détection d’agents chimiques et des dispositifs de navigation par satellite portatifs et montés sur véhicule, utilisés dans nos véhicules en campagne.

Les tech EO jouent un rôle de soutien important dans le cadre des opérations d’artillerie, de l’arme blindée et de l’infanterie. Selon l’Adjuc Rose, il y a habituellement de deux à trois techniciens dans une unité de première ligne qui se rendent sur le terrain pour réparer l’équipement du mieux qu’ils peuvent avec les outils et les pièces de rechange à leur disposition. Si l’équipement ne peut pas être réparé en moins de quatre heures, il est envoyé à l’arrière à une unité de soutien de deuxième ligne. Dans un atelier de deuxième ligne, généralement dirigé par un adjudant, il peut y avoir jusqu’à douze techniciens, et même plus, dont le grade varie d’artisan (soldat) à sergent.

« Ce que je préfère de mon travail, c’est de constater que l’équipement que nous réparons est bel et bien utilisé par les troupes », explique-t-il. « C’est gratifiant de savoir que nous contribuons vraiment au succès des opérations. »

Il ajoute que l’un des aspects les plus exigeants est de demeurer aux faits des nouvelles technologies.

« Il y a toujours une courbe d’apprentissage. Il y a toujours de l’équipement nouveau qui est déployé, et les techniciens qui en sont chargés doivent constamment demeurer à la fine pointe. Pour ce faire, il faut assister à des cours réguliers, suivre l’instruction continue du cadre des instructeurs, participer à de la formation pour les formateurs ou même, dans certains cas, apprendre par nous-mêmes. »

Un bon tech EO doit être capable de travailler de façon autonome et s’intéresser à la technologie, estime l’Adjuc Rose.

« Si j’avais à recommencer, je referais la même chose. Même GPM – j’ai adoré la transition. »

Voici quelques faits en bref sur le travail des tech EO :

  • Il y a habituellement au moins deux tech EO dans chaque unité opérationnelle de l’Armée, au sein des Forces armées canadiennes, qui travaillent dans des ateliers avec de l’équipement à la fine pointe de la technologie.
  • Dans le cadre de l’instruction en campagne et des opérations, les tech EO travaillent habituellement dans des ateliers temporaires ou improvisés ou même à l’extérieur, selon le type d’unité qu’ils appuient. Dans certains cas, ils œuvrent dans des abris d’ateliers mobiles. Certains sont conçus de façon à assurer un environnement d’une grande propreté, pour la maintenance de l’équipement électronique et optronique sensible à la poussière et à l’électricité statique.
  • Les tech EO font partie du Corps du génie électrique et mécanique royal canadien.
  • Les principales responsabilités d’un tech EO consistent à inspecter, à tester, à diagnostiquer, à ajuster, à réparer, à reconditionner et à modifier les instruments électriques, électroniques, optroniques et optiques, de même que les systèmes de contrôle du tir de différentes plateformes d’armes terrestres.
  • Les tech EO utilisent de l’équipement d’essai et des outils spécialisés pour réparer et entretenir une vaste gamme de composantes, y compris des systèmes de surveillance et d’observation thermiques; des systèmes de navigation par satellite portatifs et montés sur véhicule; des systèmes laser et à fibre optique; de l’équipement optique, électrique et électronique; et des groupes électrogènes portatifs et montés sur remorque. 
  • Ils doivent suivre l’instruction et obtenir les qualifications nécessaires pour conduire divers véhicules militaires.
  • Les tech EO œuvrent au sein de l’Armée canadienne, mais ils peuvent également appuyer des opérations de l’Aviation royale canadienne et de la Marine royale canadienne.
  • Comme pour tout GPM, l’instruction commence par la qualification militaire de base, suivie de trois années de formation intensive en classe et en cours d’emploi. Les tech EO passent jusqu’à 40 semaines à l’École du génie électrique et mécanique royal canadien, à la Base des Forces canadiennes Borden, près de Barrie en Ontario. Lorsqu’ils ont terminé, ils sont affectés à un centre spécialisé où ils effectuent une formation en cours d’emploi semblable à un programme d’apprenti.

    Par Samantha Bayard, Affaires publiques de l’Armée
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