Un nouveau programme enseigne aux recrues potentielles de l’Armée tous les rudiments de la vie de soldat – en seulement 10 semaines

Article / Le 2 octobre 2015 / Numéro de projet : 15-0121

Halifax (Nouvelle-Écosse) — Un nouveau programme offrant aux citoyens canadiens un aperçu pratique et sans obligation de la vie dans l’Armée canadienne (AC) sera élargi à la suite d’un projet pilote mené avec succès sur la côte Est.

Le Programme d’engagement civil de l’Armée (PECA), lancé en avril 2015, a été mis en œuvre par la 5e Division du Canada (5 Div CA) à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, et par le 36e Groupe-brigade du Canada (36 GBC) à Halifax, en Nouvelle-Écosse. D’une durée de 10 semaines, il offre aux participants une introduction à la vie de soldat et la possibilité de se joindre à la Première réserve.

Le colonel George Thomson, commandant du 36 GBC, souligne que le PECA comprend des éléments de trois programmes similaires à l’intention des Autochtones, mais qu’il s’agit à sa connaissance du tout premier programme du genre à être offert par les Forces armées canadiennes et à ne pas être limité aux Autochtones.

L’un de ses principaux objectifs est de mieux faire connaître au grand public l’AC et les différentes possibilités d’emploi et de formation qu’elle offre. Beaucoup de gens pensent à tort que tous ceux qui se joignent à l’Armée deviennent des soldats de l’infanterie ou des membres des armes de combat. Il y a en fait des douzaines de choix de carrière à temps plein et à temps partiel dans différents domaines, comme la santé, les arts culinaires, le génie ou les télécommunications, pour ne nommer que ceux-ci.

Les essais à Gagetown et à Halifax se sont terminés à l’été 2015. Des 33 personnes inscrites, 27 ont terminé le programme. Parmi celles-ci, 5 ont poursuivi le processus d’enrôlement dans la Première réserve et commencé l’instruction estivale, tandis que les 23 autres sont à différentes étapes de l’enrôlement.

Selon le capitaine Karen McCluskey, officier de recrutement au 36 GBC, il s’agit d’excellents résultats. Habituellement, seulement un postulant sur trois se joint réellement à la Réserve, en moyenne.

« Le projet pilote a été extrêmement positif », soutient le Col Thomson, en ajoutant que les résultats seront examinés pour déterminer si le PECA peut convenir à d’autres régions du pays.

Cela étant dit, le Capt McCluskey a déjà reçu des échos d’autres recruteurs des régions de Winnipeg et de Vancouver qui sont intéressés. Entre-temps, le programme se poursuivra à Halifax et s’étendra à Sydney, en Nouvelle-Écosse, à l’automne 2015.

Recrues père-fils

Le Capt McCluskey indique que le premier groupe du PECA était diversifié et comprenait des hommes et des femmes de 16 ans jusque dans la quarantaine. « Nous avions même deux groupes parent-enfant », souligne-t-elle.

L’un de ces groupes était Glenn Burnett et son fils de 16 ans, Nathan. M. Burnett a servi comme réserviste dans le 723e Escadron des communications (Halifax) (aujourd’hui le 36e Régiment des transmissions) vers la fin des années 1980. Il explique avoir commencé à faire des recherches sur la Réserve pour son fils et appris l’existence du PECA après avoir fait une visite au 1er Régiment d’artillerie de campagne (Halifax-Dartmouth), Artillerie royale canadienne (ARC), à Halifax.

« Ils en ont fait une bonne présentation et j’ai trouvé que c’était une très bonne idée, en particulier pour les jeunes qui ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent faire. Il s’agit vraiment d’une excellente introduction à ce qui s’offre à eux », explique-t-il.  

Au terme du programme, Nathan a choisi de se joindre au 1er Régiment d’artillerie de campagne (Halifax-Dartmouth), ARC. Son père a également entrepris le processus d’enrôlement dans le même régiment.

Description du programme et engagement communautaire

Les séances du PECA durent deux heures et ont lieu les soirs de semaines. Il s’agit de séances informatives portant sur différents sujets, du maintien d’une bonne condition physique à l’étiquette militaire.

Les participants effectuent également des tests aux centres de recrutement et font l’expérience de l’entraînement des FAC la fin de semaine.

Ils ont la chance d’interagir individuellement avec des membres de la Réserve et de se faire encadrer par eux. On leur présente également des véhicules et de l’équipement pour rendre l’expérience encore plus dynamique.

Le Capt McCluskey estime que ces périodes de rencontre individuelle ont été cruciales au succès du projet pilote.

« Certains participants ont 16 ou 17 ans et, parfois, leurs parents veulent être présents. Ils veulent connaître les réponses et ils ont toute notre attention durant cette période de rencontre. »

Et les parents ne sont pas les seuls membres de la communauté à s’engager, selon elle.

« Plusieurs enseignants et autres dirigeants communautaires nous ont fait part de leur joie de voir ce que nous faisons pour permettre aux élèves, tout comme aux adultes, de venir découvrir notre travail sans les obliger s’enrôler immédiatement. Ils peuvent ainsi avoir un aperçu pratique et visuel, et se faire une idée. »

Les participants du PECA ne sont aucunement obligés d’effectuer un service militaire, mais ils doivent signer un protocole d’entente et un énoncé personnel affirmant leur engagement envers leur programme et leur volonté à apprendre, à agir de façon éthique et à respecter les règles et règlements des Forces armées canadiennes.

Un programme bénéfique pour les participants et pour les recruteurs

On demande par ailleurs aux participants de parler du programme aux autres, ce qui s’avère efficace. Le bouche-à-oreille a commencé dès le début du projet pilote, selon le Capt McCluskey. Bon nombre des premiers inscrits étaient des proches de membres du personnel militaire et civil (les premiers à connaître l’existence du programme), mais le mot s’est répandu et d’autres personnes ont fait part de leur intérêt une fois le programme en place et commencé.

« C’est ainsi que nous avons su que les gens en parlaient de façon positive. »

L’adjudant-chef Michael Egan, sergent-major du 36 GBC, estime que le PECA est bénéfique pour les recruteurs parce qu’il permet aux participants de voir si la Réserve est vraiment pour eux avant de s’enrôler officiellement. Comme certains choisissez dès lors de ne pas poursuivre le processus d’enrôlement, les recruteurs peuvent se concentrer davantage sur les autres.

« Cette communication a lieu beaucoup plus tôt et, si des problèmes surviennent, il n’est pas nécessaire d’attendre des semaines avant qu’ils soient résolus. Les échéances sont raccourcies de façon exponentielle. Le PECA permet aux membres de la communauté de venir nous voir et de découvrir par eux-mêmes ce que les hommes et les femmes des Forces armées canadiennes font. Je crois vraiment que ce programme a beaucoup à offrir », ajoute-t-il.

« Il n’est pas seulement question de l’Armée, de la Marine ou de l’Aviation », poursuit l’Adjuc Egan. « On enseigne aussi des techniques de vie. Lorsque ces jeunes choisissent cette voie, il y a certains aspects qu’ils peuvent tirer de l’instruction et appliquer dans leur vie civile qui, j’en suis convaincu, leur donne une longueur d’avance sur leurs pairs n’ayant pas vécu une telle expérience. »

Pour plus d’information sur le PECA et pour les dates et les emplacements de recrutement, communiquez avec le 36 GBC à Halifax, au 902-427-1551, ou à Sydney (Nouvelle-Écosse) au 902-576-7100, poste 7109 ou 7110.

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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