Un réserviste enthousiaste mélange des compétences civiles de professeur à des compétences militaires, tirant profit des deux

Article / Le 14 février 2018 / Numéro de projet : 18-0022

Par Lynn Capuano, affaires publiques de l'Armée

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Février est le Mois de l’histoire des Noirs, un moment pour honorer les Canadiens de race noire  d’hier et d’aujourd’hui qui ont servi en uniforme et comme employés civils en défense et au service du Canada, depuis bien avant la Confédération.

Sydney (Nouvelle-Écosse) — Dans sa vie professionnelle, le capitaine Felix Odartey-Wellington jongle et mélange avec plaisir deux carrières très différentes, mais complémentaires, une nécessitant un uniforme de l’Armée canadienne (AC) et une pour laquelle il porte habit et cravate.

Capitaine Odartey-Wellington, officier des affaires publiques au sein de la Réserve de l’Armée

Vivant et travaillant à Sydney (Nouvelle-Écosse), il s’entraîne au moins un soir par semaine et une fin de semaine par mois pour aider à la défense et à la sécurité du Canada et de ses alliés. Le capitaine a participé à un certain nombre d’exercices au cours des sept dernières années.

« Au Canada, j’ai participé à des exercices comme STAGED RESPONSE en Nouvelle-Écosse et STRIDENT TRACER au Nouveau-Brunswick. À l’extérieur du pays, j’ai participé à SOUTHBOUND TROOPER aux États-Unis et à TRADEWINDS en Jamaïque, » dit-il.

Le Capt Odartey-Wellington travaille au quartier général du 36e Groupe-brigade du Canada (QG 36 GBC) depuis trois ans et au sein du The Cape Breton Highlanders de 2010 à 2015. Comme Officier des affaires publiques (OAP) du QG 36 GBC, il travaille avec un autre OAP pour couvrir l’ensemble des 11 unités de la brigade, dont les tâches comprennent les transmissions, l’artillerie, l’infanterie, le génie de combat, le soutien logistique du combat et la reconnaissance blindée.

« J’ai hâte à l’exercice MAROON RAIDER au Nouveau-Brunswick à la dernière semaine d’août, » dit-il. L’Ex MAROON RAIDER est le nouveau nom pour le plus important exercice annuel de la 5e Division du Canada. Anciennement appelé STRIDENT TRACER, il permet aux réservistes de l’ensemble des unités du Canada Atlantique de s’entraîner côte à côte avec des éléments de la garde nationale des États-Unis dans un environnement réaliste.

Le Capt Odartey-Wellington a reçu la médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II en 2012. La citation indique en partie ce qui suit : « en reconnaissance de votre contribution exceptionnelle envers votre unité, le Secteur de l’Atlantique de la Force terrestre et votre collectivité. »

Felix Odartey-Wellington, Ph. D., professeur à l’Université du Cap-Breton

Lorsqu’il ne porte pas son uniforme de l’Armée, qu’il a enfilé pour la première fois à 39 ans, il est connu comme Felix Odartey-Wellington, Ph. D. Professeur agrégé en communications à l’Université du Cap-Breton (UCB) à Sydney, en Nouvelle-Écosse, depuis 2009, il apporte un bagage académique et des expériences de vie aux deux facettes de son identité.

« Dans mon Ghana natal, j’ai été formé et j’ai travaillé comme avocat et diffuseur avant d’immigrer au Canada en 2002, » explique M. Odartey-Wellington. Il a poursuivi son intérêt pour les communications en obtenant une maîtrise en études des médias à l’Université Concordia à Montréal et un doctorat en communications et culture des universités Ryerson et York à Toronto avant d’assumer un poste de professeur à l’UCB.

Il a également enseigné à l’Osgoode Hall Law School de l’Université York, à l’Université Ryerson et il utilise à bon escient son expérience de diffuseur en tant que conseiller en règlementation de la station de radio du campus de l’UCB.

Ses recherches universitaires portent sur les communications ministérielles, les communications politiques, la race et les médias, les nouvelles et affaires publiques, ainsi que les lois et les politiques portant sur la communication.

Un commentaire anonyme du site Web « Rate my Teacher » montre un élève qui déplore que le professeur est « exigeant » tandis qu’un élève enthousiasme a écrit « De loin le meilleur prof que j’ai jamais eu. Je suivrais tous les cours qu’il donne. Il est drôle et c’est facile de lui prêter attention. Il aime clairement son emploi et pour la première fois de ma vie, j’avais hâte d’aller en classe. »

On met tout cela ensemble et on obtient plein de points positifs

Le Capt Odartey-Wellington a trouvé que l’université appuyait beaucoup les Forces armées canadiennes et il a tôt fait de se joindre à la Réserve de l’Armée canadienne (Rés AC) après avoir rencontré des collègues aux vues similaires.

« Être un officier des affaires publiques de la Rés AC me donne une expérience pratique que je peux apporter en classe au profit de mes élèves, explique-t-il. « J’ai également la flexibilité pour pouvoir poursuivre ma passion des communications dans un contexte militaire excitant et un environnement d’enseignement rigoureux. »

« Mon enseignement et mes recherches m’aident à parfaire ma pensée critique, qui est nécessaire à mes tâches exigeantes comme officier des affaires publiques. Je suis exposé aux concepts de communication les plus actuels et qui sont nécessaires à mon travail militaire. »

« De nombreux professionnels s’inquiètent que le fait d’être dans la Réserve pourrait avoir une incidence négative sur leur carrière, » fait-il remarquer. « Il y a une marge de manœuvre dans le système de la Réserve, et les compétences en gestion du temps que l’on gagne pendant l’instruction militaire sont aussi très pratiques. »

« Le fait d’être actif au sein de la Rés AC n’a pas réduit mes chances d’obtenir une permanence et une promotion à l’UCB, et ça n’a pas non plus affecté mes recherches et mon enseignement. En fait, ça a eu un effet positif sur ces derniers. »

Lorsqu’on demande au Capt Odartey-Wellington s’ils devraient se joindre à la Réserve de l’Armée, sa réponse est : Faites-le. Pour toute sorte de raisons – premièrement, ça vous offre de nombreuses occasions de perfectionnement professionnel. Deuxièmement, vous aurez l’occasion de servir votre pays tout en demeurant dans votre collectivité. »

Il poursuit : « J’encouragerais également les gens qui sont arrivés récemment d’autres pays de se joindre. Ils devraient savoir que ces occasions existent et en tirer le maximum. »

Le Capt/Prof Odartey-Wellington profite pleinement de sa double carrière. Son emploi de jour lui permet de porter des chaussures habillées sur des planchers polis, tandis que sa carrière dans la Rés AC lui exige des bottes militaires sur des terrains boueux.

 « Je n’ai jamais de fin de semaine ou d’été ennuyant! »

 

À propos du Ghana

La République du Ghana est un pays démocratique dirigé par un président qui est à la fois le chef d’état et le chef du gouvernement. Située le long du golfe de Guinée et de l’océan Atlantique sur la côte nord-ouest de l’Afrique, elle s’étend sur 238 535 kilomètres carrés et elle est habitée en permanence depuis le 11e siècle. Les Britanniques ont pris le contrôle du pays à la fin du 19e siècle et le Ghana est devenu indépendant du Royaume-Uni en 1957. Avec environ 27 millions d’habitants et une variété d’ethnies, de langues et de religions, la prospérité économique croissance et le système politique démocratique du Ghana en font une puissance régionale en Afrique de l’Ouest. Le Canada et le Ghana entretiennent de solides relations bilatérales fondées sur plus de soixante ans de coopération sur la scène internationale, notamment une collaboration en matière de maintien de la paix.

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