Des Rangers canadiens endurent piqures et bleus pour apprendre le sauvetage en eaux vives

Article / Le 12 juin 2017

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By Sergent Peter Moon, 3e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens

Rivière Shadow, Ontario — Des instructeurs et des membres de l’Armée canadienne du Quartier général du 3e Groupe de patrouille des Rangers canadiens (3 GPRC) ont suivi un cours de sauvetage en eaux vives fort exigeant pour apprendre des techniques de sauvetage qu’ils pourront mettre à profit auprès des Premières Nations du Nord de l’Ontario.

« Ils suivent le cours pour quelques raisons », a expliqué le major Douglas Ferguson, commandant adjoint du 3 GPRC.

D’abord, les instructeurs peuvent y apprendre les techniques qu’ils doivent enseigner aux Rangers canadiens du Nord. Ensuite, ils acquièrent la confiance en soi qui leur permettra d’exécuter leurs tâches avec une grande assurance, sur la terre et sur l’eau, dans le Nord. »

Le Grand Nord de l’Ontario est la région où le nombre de décès par noyade est le plus élevé parmi les populations autochtones du Canada. Cette situation s’explique par le fait que le Grand Nord abrite l’une des plus grandes populations autochtones du Canada et que les Autochtones sont peu nombreux à apprendre à nager dans les eaux froides durant les brefs étés du Grand Nord, même s’ils passent beaucoup de temps sur les innombrables rivières et lacs.

Des instructeurs de l’Armée canadienne partent régulièrement du quartier général du 3 GPRC, à la Base des Forces canadiennes Borden,major près de Barrie, pour donner un éventail de cours, par exemple sur la sécurité nautique, aux 630 membres des Rangers canadiens répartis dans 23 groupes des Premières Nations du Grand Nord de l’Ontario. Ils se déplacent régulièrement en bateau, souvent en eaux vives.

Le cours de sauvetage en eaux vives qu’ils ont suivi s’échelonnait sur trois jours. Il s’est déroulé sur la rivière Shadow, en aval des chutes Magnetawan, au nord de Parry Sound.

« Je ne suis pas un nageur passionné et, oui, j’étais nerveux, a raconté l’adjudant Dan Stortz, instructeur de l’Armée canadienne. J’ai été surpris par la force de l’eau. Je me suis cogné le genou contre des roches à plusieurs reprises, comme la plupart des participants au cours. C’était physiquement et mentalement difficile. Par contre, une fois que nous avons compris comment faire, les choses sont devenues beaucoup plus faciles. Je suis heureux de l’avoir fait. Il s’agissait d’un excellent cours, et je vais transmettre ce que j’ai appris aux rangers. »

Les soldats ont appris à déterminer la profondeur de l’eau et la force du courant dans les eaux tumultueuses, et à se servir du courant pour atteindre les personnes devant être rescapées. Ils ont aussi appris à communiquer par des signes de la main par‑dessus le vacarme de l’eau et à utiliser des cordages et divers nœuds et systèmes de poulies, seuls ou en équipe.

« Le cours nous a permis d’apprendre à lire l’eau, a mentionné le maj Ferguson. Nous avons par exemple appris que nous devons prendre des précautions pour pouvoir secourir une personne en difficulté d’une manière sûre tout en assurant notre propre sécurité.

J’ai été vraiment surpris par la force de l’eau. L’eau nous contrôle. Il faut donc travailler avec elle. Nous n’en avons absolument pas la maîtrise. Nous ne pouvons rien faire d’autre que de trouver la meilleure façon de nous en servir pour nous rendre où nous voulons aller. »

La présence constante de mouches noires et de maringouins a forcé les participants à couvrir leur casque et leur visage d’un filet, même lorsqu’ils étaient dans l’eau. Les moustiques étaient horribles, a dit le maj Ferguson. Je n’avais jamais vu autant de mouches noires auparavant. Elles étaient partout, et nous avons tous été piqués.

Nous avons quand même eu du vraiment bon temps. Nous étions un peu endoloris et fatigués à la fin, mais je recommencerais n’importe quand. J’ai eu du plaisir et j’ai appris beaucoup de choses. Nous pourrons mettre ce que nous avons appris à profit dans le Nord. » .

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