Le Groupe-compagnie d’intervention dans l’Arctique tire le maximum de son exercice First Run

Article / Le 25 janvier 2016

By 2Lt Derek Gagnon, 38e Groupe-brigade du Canada

Un froid intense, un vent cinglant et les « extraterrestres » qui ont supposément envahi Jackhead, au Manitoba, durant l’exercice hivernal de l’année dernière, ne sont que quelques éléments que doivent combattre les militaires du 38e Groupe-brigade du Canada. Les petits hommes verts étaient de retour près de Gimli du 15 au 17 janvier cette année, mais ce n’est pas la présence signalée d’extraterrestres durant l’exercice Arctic Bison en 2015 qui a créé toute cette agitation.

Effectivement, tout comme l’année dernière, les membres du Groupe-compagnie d’intervention dans l’Arctique (GCIA) s’étaient réunis sur la glace du lac Winnipeg pour l’exercice First Run, et se préparaient à se rendre à Resolute Bay, au Nunavut, pour participer à l’exercice Arctic Ram.

Les militaires se sont rassemblés pour se préparer à un exercice de recherche et sauvetage qui se tiendra du 12 au 21 février. Les températures durant l’exercice étaient plus froides à Gimli qu’elles ne l’ont été à Resolute, l’environnement a donc prouvé l’importance des compétences de guerre en hiver dans les Forces armées canadiennes.

Le milieu froid et le terrain à découvert du lac Winnipeg ressemblent en certains points à l’Extrême-Arctique, mais le lieutenant-colonel (Lcol) Dave Fraser, qui a commandé l’exercice, affirme que cela n’a rien de comparable à ce que les militaires seront confrontés lors de l’Ex Arctic Ram, qui se tiendra dans l’une des régions les plus éloignées du monde.

 « C’est sans doute l’un des plus beaux endroits de la planète »,   a déclaré le Lcol Fraser.  « Mais le climat est rude et impitoyable, et nous devons pouvoir protéger cette partie du monde. Nous sommes ici pour enseigner à ces jeunes hommes et femmes comment le faire. » 

Les 120 militaires du GCIA proviennent du 38e Groupe-brigade du Canada. Le soldat Katie Commer est membre du North Saskatchewan Regiment, et elle a expliqué que le fait de pouvoir mener des opérations dans un froid extrême fera en sorte que les prochaines tâches sembleront plus faciles.

« Si nous réussissons à passer au travers de tout cela, nous pouvons passer à travers de n’importe quoi  », a déclaré le soldat Commer.

Si certains militaires avaient déjà participé à des exercices dans le Nord, d’autres affrontaient le froid extrême pour la première fois, et ils ont rapidement appris à s’adapter à leur environnement.

« Il faut d’abord et avant tout s’assurer d’être vêtus adéquatement », a affirmé le cavalier William Halabiski du Fort Garry Horse.  « Parfois, on s’habille trop chaudement, d’autres fois pas assez, on apprend de nos erreurs. » 

L’environnement canadien compte depuis longtemps certains des explorateurs les plus courageux, et le Lcol Fraser a très hâte d’ajouter de nouveaux noms à cette liste lorsque l’Ex Arctic Ram débutera.

 « Le froid nous ralentira, mais il ne doit pas nous arrêter si nous voulons accomplir le travail que nous confie notre pays »,  a déclaré le Lcol  Fraser.

 « Je suis comme un livre ouvert, mais les hommes et les femmes présents ici; ils représentent le meilleur du Canada. » 

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